LITTERall revue 26
Éditorial
Pour son vingt-sixième numéro, LITTERall propose neuf textes et trois dessins. Autant de prolongements pour découvrir des voix singulières. Deux pays sont ici particulièrement concernés, l’Allemagne et la Roumanie, et plus encore le passage entre ces deux territoires. La parole est ainsi donnée aux écrivains roumains de langue allemande. Où l’on comprend que le chaos de l’Histoire se décrypte dans l’ordinaire des jours et l’usage des langues.
Les textes traduits dans ce numéro n’appartiennent pas à un courant de pensée caractéristique ni à un style uniforme. Au contraire. Ce sont des variations, des présentations, des observations, des narrations, jamais des explications. Nous pourrions commencer à établir des parallèles et tenter des rapprochements entre ces différentes écritures. Mais la comparaison induit le risque de l’aplatissement. Pour être au plus juste, l’unité provient d’une cohérence dans la disparité.
Voici des voix, comme le dit Herta Müller à propos d’Oskar Pastior, ressemblant à des « corps pleins d’organes, très petits ou très grands qui décident de tout. »
Dans cette cartographie organique, où la forme d’une revue de littérature est comme un corps en mouvement, nous rencontrerons plusieurs motifs et parmi eux :
Apprendre à éviter de s’exploiter soi-même
Une évasion polyglotte
Des dessins-textes
Une caisse d’aubergines
Un bisKuit avec un K
La vie de la Rue Noire, la Schwarzgasse
Des photos
La neige
Un arbre qui pousse à l’intérieur d’une maison
de Bucarest
Christian et Max
Les travailleurs de Clemens Meyer
Wolfen où l’on voit des loups-garous
Un conducteur de train
Beckmann et Berlacovic
Un meuble pour l’éternité
Des merles en bas dans la cour auxquels on
ne pense pas
Et la grande cause utile à la vie de tous les jours
Bienvenue dans LITTERall numéro 26,
Jean-Philippe Rossignol
cataplasme de vinaigre, Oskar Pastior
Sommaire :
p.9 Herta Müller, Pour toujours, ça dure combien ?, traduction de Nicole Bary,
p.25 Oskar Pastior, Présentation devant l’académie, traduction de Bernard Banoun,
p.31 Iris Wolff, La maison des dragons, traduction de Françoise Toraille
p.57 Dana Grigorcea, Marieta, traduction de Dominique Autrand
p.65 Franz Hodjak, Visites, traduction de Lucie Lamy
p.75 Clemens Meyer, Un, traduction de Bernard Banoun
p.83 Frank Jakubzik, Le conducteur du train, traduction de Dominique Petit
p.93 Birgit Birnbacher, La commode, traduction de Dominique Petit
p.114 Günter Kunert, poèmes, traduction de Lionel Richard
Responsables d’édition
Katharina Loix van Hooff
Jean-Philippe Rossignol
Conseil éditorial
Bernard Banoun
Nicole Bary
Lucie Lamy
Françoise Toraille
Joachim Umlauf
édité par Les Amis du Roi des Aulnes
le 01/04/2021